Maison du Peuple le 17/09/2007: débat sur le projet du VALTOM (incinérateur)

La grande manifestation du 6 Octobre 2007 contre le projet d'incinérateur à Clermont-Ferrand a été lancée au cours de ce débat du 17/09/2007 .

Cournon Pour Tous avait dépêché quelques uns de ses membres à ce débat qui a eu lieu à la Maison du Peuple, et en voici un compte rendu .

A la lecture de celui-ci, nul doute que l'on voudra se joindre physiquement à la réprobation contre ce projet, le 6 Octobre 2007 à 14 heures au Conseil Général, siège des partisans de ce projet insensé . Puisse cette page vous fournir un argumentaire pour sensibiliser vos voisins et amis et les amener à cette grande manifestation, qui seule, pourra infléchir le préfet

A la tribune, figuraient Joël Fouilhoux (président du CCIPAC), Alain Laffont (mèdecin, animateur du CCIPAC) , Jean-Michel Calut (mèdecin, animateur d'un collectif de mèdecins contre l'incinérateur), Dominique Belpomme (professeur de cancérologie, auteur de nombreux rapports officiels ) , Alain Dietman, biologiste, élu alsacien, et initiateur de solutions alternatives, Jean-Pierre Georget, maire de Lempdes, Bertrand Pascuito maire de Cournon et enfin 3 politiques de premier plan au niveau départemental, qui sont contre l'incinérateur, mais impuissants semble-t-il a infléchir la position des décideurs départementaux au Conseil Général : Serge Godard, Alain Néri et Odile Saugues.

Intervention de Joël FOUILHOUX:
Mr Fouilhoux a ouvert la séance et a donné un certain nombre de nouvelles : le projet d'incinérateur de Niort est abandonné, l'incinérateur de Challans va fermer, le projet d'incinérateur de Corse est différé (en raison de risques pour la santé) , le Rhone quant à lui est totalement pollué, du Nord de Lyon jusqu'à la Méditerranée, et la consommation de poisson désormais interdite. Beau résultat, quand on sait que les autorités politiques et sanitaires se voulaient rassurantes sur les risques, lorsque certains déjà, protestaient contre les rejets industriels. La région Rhone Alpes va d'ailleurs être obligée de traiter les déchets ramenés d'Abidjan.

Les 2 laiteries et les 56 exploitations agricoles de la région de Redon qui ont été frappées par une pollution à la dioxine, l'ont en fait été à la suite de l'incendie d'une usine de polystyrène. Et la superficie touchée fait froid dans le dos, et elle éclaire la problématique de Clermont-Ferrand : 50 km de long sur 10 km de large ont été touchés.

"Il n' a pas de risques" nous dit Vernéa ! Et les gens de Clermont centre ville se disent "nous ne sommes pas concernés". Faux ! Nous sommes tous des riverains de Beaulieu, martèle Mr Fouilhoux, et il nous appelle à venir massivement le 6 Octobre manifester notre opposition, HABILLES DE BLANC, c 'est le nombre qui fera plier le préfet. Le blanc, symbole de la pureté que nous ne voulons pas voir entachée par les retombées de molécules nocives et de micro-particules crachées par cet incinérateur dont nous ne voulons pas, et pour lequel il existe des solutions alternatives.

Mr Fouilhoux nous annonce qu'une enquête publique "Plan de Protection de l'Atmoshère" a lieu entre le 8/10/2007 et le 10/11/2007. Il faut aller voir le commissaire enqueteur et lui parler des craintes concernant l'incinérateur, mais aussi de la mauvaise qualité de l'air à Clermont-Fd sous certaines conditions atmosphériques (inversion de température), aggravées à Clermont-Ferrand par la situation de cuvette .

Intervention de Daniel DIETMAN :
Mr Dietman, en tant qu'élu local alsacien fonde son action sur 3 piliers : le facteur économique, l'équité sociale, un environnement de qualité. Le traitement des ordures ménagères par une collectivité doit être analysé selon ces 3 axes.
1) Facteur économique: Mr Dietman observe que depuis 2002, nous sommes passés d'une société d'abondance à une société de pénurie : pétrole, eau, air pur, blé, ... Et dans cette perpective, le déchet d'un produit après usage ne doit plus être un déchet, il doit être un autre produit qui lui aussi va trouver un usage.
Sait-on par exemple que le métal des canettes de bières se revendent 990 euros la tonne ? Que le plastique des bouteilles se revend 235 euros la tonne, que les papiers et cartons se revendent 108 euros la tonne ? Que l'utilisation de ces produits en tant que matière première est une solution à la pénurie de minerais de fer, de pétrole, et à l'abattage massif des forêts ?
2) Equité Sociale : Il faut faire en sorte que chaque citoyen paye pour le service des ordures ménagères en fonction du tonnage de déchets non triés qu'il produit. Des systèmes de pesées existent désormais. Mr Dietman, dans sa collectivité locale est passé de 400 KG de déchets par an et par habitant à 96 KG !!!
3) Environnement de qualité : la planète n'est pas si grande que cela, et surtout la couche utilisée par l'être humain est minuscule. Si l'on imagine la Terre à l'échelle d'une sphère de 2 mètres de diamètre, l'espace dans lequel on vit aurait l'épaisseur d'une couche de vernis. Ce que l'on prend dans cet espace, il faut le restituer, pour les générations futures, sinon nous leur lèguerons des "étagères vides" dans lesquelles eux, ne pourront plus puiser : eau potable, air pur, sols fertiles, ... Et point besoin d'invoquer le sort de nos enfants, c'est aujourd'hui même que les nuisances provoquées par certains comportements se font sentir : allergies, asthmes, cancers chez les jeunes, malformations congénitales.
Alors diminuons la pression que fait subir l'homme à son espace vital par des comportements responsables : recyclage des déchets, préservation de l'eau et de l'air, fabrication d'humus à partir de déchets alimentaires ou végétaux non contaminés,
Bref Mr Dietman, par ailleurs biologiste, fait un appel vibrant à notre intelligence et à notre sens civique. Mais les membres du Valtom sont-il donc imperméables à ce genre d'arguments ? Il faut le croire. Il faudra les convaincre d'une autre manière. Peut-être en manifestant massivement, bruyamment, spectaculairement.

Intervention du Docteur CALUT :
Le Docteur Calut, animateur avec le Dr Chiaponi, d'un collectif de 479 mèdecins du Puy de Dôme, rappelle qu'il a prêté le Serment d'Hyppocrate, et qu'à ce titre, le premier de ses devoirs c'est d'ALERTER de prévenir, d'empêcher les atteintes à la santé, dès qu'il en a la connaissance.
Eh c'est bien le cas, les récentes publications scientifiques font état d'un effet de seuil en passe d'être atteint si l'on en rajoute encore concernant les substances dites CMR ( substances qui provoquent des CANCERS, MUTATIONS génétiques, et des problèmes pour la REPRODUCTION de l'espèce).
Ces substances font déjà des dégats, infertilité chez les jeunes hommes, cancers à la puberté, anomalies génétiques au niveau de la face, de la moelle épinière, des organes sexuels chez les nouveaux-nés, ... mais cela pourrait s'aggraver encore si le seuil était franchi.
Bref l'environnement n'est plus le combat des écologistes, c'est devenu un problème de santé publique. Et la façon dont on traite les ordures ménagères et les déchets industriels va influer directements sur la suite des évènements. Donc le corps médical se mobilise. Et le cas de l'incinérateur Clermont-Ferrand est le premier dans lequel cette mobilisation a lieu. C'est une petite révolution dans le monde médical ! Peut-être une révolution aussi radicale que la prise de conscience de l'existence des microbes.
Le docteur Calut n'élude pas la question de certains rapports scientifiques rassurants quant aux effets nocifs possibles de l'incinération des ordures ménagères. Il rappelle qu'il s'est trouvé des mèdecins et professeurs de mèdecine pour certifier que l'amiante n'était pas nocif. On a vu ce qu'il est advenu quelques années plus tard : le démenti par les faits.
Il aurait pu rajouter qu'il s'est trouvé également des cas ou la majorité des mèdecins contestait des affirmations d'un pionnier, ces affirmations s'avérant par la suite tout à fait exactes: c'est l'exemple de Semmelveiss, ce mèdecin autrichien en 1845, qui pronait , seul contre tous, l'aseptie lors des accouchements en milieu hospitalier , tout simplement en se lavant bien les mains pour éviter une mortalité importante, et ce quelques décennies avant Pasteur.
Pour en revenir à l'incinérateur de Clermont-Ferrand, le docteur Calut rappelle que le préfet a décalé sa décision à après le "Grenelle de l'Environnement".
Le collectif des mèdecins du Puy de Dôme a demandé audience au Ministère de l'Environnement, a été reçu, et surprise a appris qu'il n'y avait que 2 mèdecins parmi les quelques 400 personnes réparties dans les 8 groupes cités ci-dessous :
     - Changements climatiques et maîtrise de l’énergie
     - Biodiversité et les ressources naturelle
     - Environnement et santé
     - Production et consommation durables
     - Démocratie écologique
     - Compétitivité et emploi
     - OGM
     - Déchets

Ces 2 mèdecins sont bien isolés dans le groupe Environnement et Santé, même s'ils le président (voir les autres membres sur le site officiel) :
     - Président - MARANINCHI Dominique - Professeur de médecine, cancérologue
     - Vice-président - GRIMFELD Alain - Professeur de médecine, pédiatre et pneumologue .

Les 7 propositions du collectif de mèdecins, résultant d'un travail de plusieurs mois, ont été envoyées au groupe de travail envoyées Environnement et Santé, mais aux dernières informations, non distribuées aux membres. Scandaleux !

Le projet d'incinérateur à Clermont-Ferrand est une BOMBE A RETARDEMENT ! Il faut arriver à se mobiliser suffisamment pour provoquer la mort de l'incinérateur.

Intervention de Serge GODARD :
Le maire de Clermont-Ferrand, opposant au projet de l'incinérateur, mais non décideur en la matière (les institutions confèrent cette respondabilité au Département et non à la Ville), s'est montré attentif au déroulement du Grenelle de l'Environnement ,mais pas vraiment optimiste sur son impact dans le sens de l'abandon du projet de l'incinérateur. Il a appelé à la mobilisation pour les manifestations de réprobation, seul moyen de stopper le projet. Il a présenté un courrier de plusieurs pages envoyé au Ministrère de l'Environnement, accompagné d'un dossier technique très étayé expliquant comment la ville de Clermont-Ferrand peut se passer de l'incinérateur, ceci pour couper court aux questions voules comme perfides de ceux qui disent "vous ne voulez pas de l'incinérateur, mais vous n'avez pas de solution de rechange". Eh bien si ! La solution de rechange existe et elle est expliquée dans le document préparé par les services techniques de la ville.
Serge GODARD juge le projet de VERNEA sur-dimensionné, il demande la révision du Plan Départemental de Traitement des Ordures Ménagères , concocté par le Conseil Général du Puy de Dôme dans lequel les cantons ruraux et éloignés de Clermont-Ferrand sont manifestement sur-représentés dans cette affaire dans laquelle ils ne sont pas concernées par les retombées négatives.
Se plaçant sur un domaine scientifique, Serge Godard nous rappelle que tout l'air que nous respirons se trouve dans les 3 premiers kilomètres de l'atmosphère. 3 kilomètres c'est peu, c'est la distance entre Clermont-centre et Beaulieu. Les Clermontois sont tous concernés alors que certains se croient à l'abri au détriment de Lempdes ou de Cournon selon la direction des vents. Rien n'est plus faux, c'est toute la cuvette de Clermont-Fd qui est concernée, de Pérignat les Sarlièves à Gerzat, de Chamalières à Pont-du-Chateau
Il faut construire le Centre d'Enfouissement Technique de Montcel pour y enfouir les déchets non recyclables du reste du département, sachant que Clermont-Ferrand fera son affaire des déchets non recyclables produits par l'agglomération, en les enfouissant dans l'extention de Puy Long.
En effet si nous faisons un tri convenable, les poids de déchets à mettre en décharge ne sera pas plus important que le poids des cendres résiduelles dans le cas d'une incinération sans tri préalable, ce qui est la logique même de ce type d'installation pour qu'elle fonctionne bien de manière la moins couteuse possible.
Serge Godard s'interroge sur le silence de Brice Hortefeux, dont on ne connait pas la position sur cette affaire.

Intervention du Professeur BELPOMME :
Selon le professeur Belpomme, il est pratiquement certain que l'incinérateur de Clermont ne se fera pas car, au vu des connaissances du moment, ceux qui prendraient cette décision seraient sujets à des mises en examen.
L'incinérateur planté au milieu de la plaine de Clermont Ferrand serait un immense brulôt, comparable à une cigarette allumée, fixée debout au centre d'une baignoire vide.

Les milliers de substances produites, dont des centaines de C.M.R. (voir plus haut) ne manqueraient pas de stagner au dessus de la ville, et de retomber au raz du sol pour y être respirées, et en particulier par les plus fragiles à ces substances, les femmes enceintes - pour leur foetus -, et les enfants.

Le professeur balaie l'argument des filtres censés nous protéger : 1) la preuve est faite avec les filtres de cigarettes que les filtres laissent passer des substances nocives 2) les filtres peuvent marcher pendant un certain temps puis se saturer et devenir inefficaces, et comme ils sont chers, on ne les changera que pour satisfaire à certains contrôles 3) les filtres sont spécialisés sur certaines substances, mais ils laisseront passer les aromatiques, les métaux lourds...La dioxine est en fait l'arbre qui cache la forêt, il y a bien d'autres substances .

Les micro-particules dégagées seront déposées localement par temps calme, et répandues à des centaines, voire des milliers de kilomètres selon la force et la direction des vents .

Le volume de CO2 (gaz carbonique) dégagé par la combustion met la France en porte-à-faux par rapport au protocole de Kyoto.

Le professeur Belpomme, en tant que scientifique, est bien placé pour savoir ce qu'il faut penser (car en effet c'est troublant), des publications scientifiques qui semblent conclure à la totale inoffensivité des incinérateurs. Ces études sont parfois commanditées par les société dont le seul fonds de commerce est de fabriquer et de vendre ces installations. Le chercheur n'a pas toute l'indépendance voulue. Et puis, ce sont des études d'épidémiologie négative, des études comparatives entre une région dotée d'incinérateur et une région non dotée d'incinérateur. Mais dans le deuxième cas, la région aura par exemple une usine chimique. Donc la comparaison ne vaut rien. Il faudrait comparer à une région totalement saine, en existe-t-il encore ? Il faudrait attendre plusieurs dizaines d'années que se fasse l'accumulation des substances dans les individus.

En fait seule la méthode positive serait probante, mais on ne peut évidemment pas y procéder. Elle consisterait à soumettre des individus bien portants aux substances dont on veut tester la nocivité, en quantité importante, et attendre quelques années, avant de conclure à la dangerosité ou à l'inocuité de ces substances. Les études actuelles ne prouvent rien de définitif. Seuls les faits diront dans quelques années quelle était la vérité. Les clermontois veulent-ils être des cobayes ?

Le Professeur Belpomme dans son livre "AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD" , rédigé après avoir consulté 68 experts mondiaux,
     -1) demande un moratoire sur l'arrêt des incinérateurs
     -2) préconise des alternatives

Un document national, en cours de finalisation, sera remis avant le 6 Octobre 2007 à Mr Borloo Ministre de l'Environnement, et à Mme Bachelot, Ministre de la Santé. Il y est préconisé le TRI SELECTIF dont la base est la séparation à la source (par le citoyen dans son habitation) entre :
  - le SEC (que l'on pourra trier dans un deuxième temps)
  - l'HUMIDE, c'est-à-dire le fermentiscible (déchets de légumes, de fruits, de viandes, les restes de repas en général), que l'on doit traiter sans délai par compostage pour obtenir un humus de qualité pour le rendre à la nature. Attention ne pas chercher à composter les boues d'épuration qui, elles, sont toxiques.

Dans un deuxième temps donc, il faut, au sein des déchets SECS, séparer par nature, pour recycler, donner une deuxième vie à ces produits : matériel électronique, verre, papier, fer, ...

A la sortie, on ne doit pas avoir plus de 25% de résidus. Ce qui est équivalent à l'incinération, sauf que dans le cas de l'incinération les cendres sont très toxiques, et qu'il faut prendre de grandes précautions pour les enfouir.
De plus, toutes ces activités de recyclage sont génératrices d'emplois, tout en étant malgré tout 30 % moins cher que l'incinération. Ces unités de recyclage peuvent aussi être décentralisées dans des unités plus petites ce qui évite le transport par camion, consommateur d'énergie .

Selon le professeur Belpomme, nous ne sommes plus dans un système qui raisonne, mais dans système dans lequel règne la pensée unique au niveau des décideurs, des médias... Fort heureusement, les mèdecins ont pris concience, et pour la première fois, donc de façon très récente, mais de manière intense, que l'enfance est en danger, l'espèce est en danger. Il n'est pas normal de voir de plus en plus d'adolescents atteints de cancers, de nouveaux-nés mal formés.

Le professeur Belpomme énonce que "l'incinération des ordures ménagères est un procédé meurtrier", et que "il y a le feu dans la maison, et on y rajoute de l'essence". Il appelle donc à une mobilisation massive des populations, en appui de la mobilisation désormais acquise du corps médical.

Réponse aux questions par Odile SAUGUES, Bertrand PASCUITO, Serge GODARD :
Mr Pascuito répond à une question émanant du public, quelqu'un de Tourzel-Ronzières qui s'étonne que le Conseil Général, à majorité socialiste, de même que le VALTOM continuent impertubablement sur leur lancée à vouloir incinérer à Clermont toutes les ordures du département, et même des départements voisins.
Mr Pascuito rappelle que, lui, a toujours été contre cette aberration, qu'il a bien réussi à convaincre quelques collègues du Conseil Général, mais que celui-ci est encore majoritairement favorable à l'incinérateur. Il est en effet composé d'élus ruraux, représentant parfois 900 électeurs, alors que les élus urbains représentent 20 000 électeurs, et il a - hélas - autorité sur le Plan Départemental de Traitement des Ordures Ménagères.

A cette même question, Odiles Saugues et Alain Néri montrent toutes les limites du pouvoir d'un député, à fortiori d'un député de l'opposition. Ils vont poser des "questions d'actualité" à l'Assemblée Nationale, et demander en particulier l'intégration de mèdecins dans le Grenelle de l'Environnement.

Ils s'inquiètent de ce que le directeur de cabinet de Mr Borloo soit l'ancien préfet de Marseille en poste lorsque l'incinérateur de Fos-sur-Mer fut construit. En outre, ils craignent que le Grenelle de l'Environnement ne se réduise à un effet d'annonce.

Merci pour ces "scoops", mais tout ceci n'a rien d'une action concrète. Toutefois Mme Odile Saugues a beaucoup travaillé sur le dossier de l'incinérateur et les solutions alternatives. En particulier, elle annonce avoir préconisé, comme Mr Serge Godard, la séparation des ordures du département en deux moitiés: celles de l'agglomération d'une part, totalement traitée localement, et celle du reste du département, traitée au futur C.E.T. de Montcel. A chacun ses ordures en quelque sorte, et traitées selon le procédé choisi et non imposé. C'est bien, et cela doit faire partie du plan et des explications pour convaincre les conseillers généraux ruraux du Puy de Dôme.

Mr Pascuito révèle son action au tribunal administratif contre la délégation de service à VERNEA, procès gagné en partie seulement, et poursuivi en appel à Lyon, tout ceci dans le but de retarder la mise en service de l'incinérateur.

Mr Fouilhoux nous informe que des fouilles archéologiques ayant découvert un site exceptionnel, ces fouilles seront approfondies en 2008, et que la construction de l'incinérateur, même en cas de décision préfectorale l'autorisant, ne se ferait qu'à partir de 2009.

La soirée se termine par un encouragement à venir nombreux et accompagnés d'amis et voisins, à la manifestation du Samedi 6 Octobre à 14 heures au Conseil Général, habillé si possible en blanc, symbole de la pureté et de la santé que nous ne souhaitons effectivement pas voir galvaudées par des irresponsables.

Ci-dessous, 2 photos prises par les membres de Cournon Pour Tous, à la fin de la réunion. Au centre
de la 1° photo, le professeur Belpomme échangeant quelques mots avec Serge Godard qui se penche
vers lui.